
Si l’actuel aéroport fait face à une importante augmentation (+170 %), le nombre de vols ne croit que faiblement (+22%). Aujourd’hui 3 500 à 6 000 personnes souffrent de nuisances sonores significatives et 67 000 de gênes modérées. C’est le point négatif de cet aéroport. Le rapport démontre que le volume sonore n’accroitra pas et qu’il existerait même des solutions pour le réduire.
Une seconde piste pour l’aéroport mobilisera de 60 à 224 hectares alors que l’entière construction d’un aéroport dans la commune voisine environ 1 100, dont des terres agricoles.
L’atout majeur de la rénovation est le prix : environ 300 millions pour Nantes, (sans compter l’éventuelle indemnisation de Vinci), contre 730 millions pour NDL. Si l’aéroport est construit au lieu prévu initialement, il faudra aussi ajouter des dépenses comme la construction d’un tram-train ce qui augmente considérablement la note.
La construction de l’aéroport entrainerait des emplois, mais des agriculteurs se retrouveraient aussi au chômage. Surtout, les conséquences écologiques seraient désastreuses. La zone est classée « Natura 2 000 », et l’avion est de loin le moyen de transport le plus polluant.
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La ZAD sera démantelée dans les deux cas.
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Le rapport préconise un « retour à l’état de droit et l’évacuation de la ZAD quelle que soit l’option retenue ». Gérard Collomb, Ministre de l’Intérieur affirme « le ministre de l’intérieur gérera avec sang froid sans qu’il n’y ait de mort ». Les précédentes tentatives d’évacuations ont échoué, les militants sont organisés et installés. Le souvenir de Rémi Fraisse plane encore : le militant de 21 ans, avait été tué il y a trois ans lors d’une manifestation par une grenade lancée par un gendarme.
Après 50 ans de lutte pour les militants, la décision de Macron est attendue en janvier.