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Un rendez-vous des plus spontanés de la part d’Emmanuel Macron qui souhaite interpeller la communauté internationale pour qu'elle accélère ses efforts en matière de lutte contre le réchauffement climatique. S’il salut des engagements concrets pris notamment par la Fondation Bill Gates a ainsi promis de consacrer 315 millions de dollars pour soutenir la recherche en agriculture. La Banque mondiale a pris l'engagement de cesser de financer après 2019 l'exploration et l'exploitation de pétrole et de gaz. Enfin, l'assureur Axa va quant à lui renoncer à investir dans toute entreprise impliquée dans la construction de centrales à charbon. 

 

C’est dans un contexte globalement favorable à la croissance d’un modèle économique plus vert que Emmanuel Macron a annoncé la création d'une "coalition des acteurs", appelant à se réunir plus régulièrement pour "des chantiers de travail".   Appuyés par les Nations unies et la Banque mondiale, les quatre tables rondes de cette réunion d’états ont pour ambition d’obtenir des investissements gigantesques décrits comme nécessaires au passage à une économie bas carbone.

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Véritable tour de force diplomatique, la venue de ces chefs d’état à Paris pour échanger sur le climat dans un cadre "informel" installe de manière symbolique l’image de bon élève du pays hôte et son président comme leader climatique. C’était en effet l’un des enjeux stratégiques centraux pour Emmanuel Macron : entretenir la dynamique de la COP21 malgré le retrait de Donald Trump, qui annonçait en juin le retrait des Etats-Unis de de l'Accord de Paris. Ce départ a ouvert une brèche dans le leadership mondial dans la lutte contre le dérèglement climatique. 

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Appuyant alors son autorité nouvelle sur la scène écologique mondiale, Emmanuel Macron déclarait vouloir organiser chaque année une grande fête de famille internationale dans le but de continuer de manière régulière les discussions et négociations environnementales. Pour appuyer la nécéssité d’une telle mobilisation, le Président déclarait que le climat ne devrait pas uniquement compter sur de grandes actions diplomatiques mais sur une mobilisation de tous les jours. 

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La France au centre des négociations 

 

Depuis son slogan "Make Our Planet Great again" prononcé à l'annonce du retrait des États-Unis de l'accord de Paris, le Président français veut montrer sa volonté d'agir pour la transition énergétique et pas qu'au niveau national. Une reconversion écologique si affirmée et lourde de sens C’est une prise de position périlleuse pour celui dont les convictions écologiques restaient *vagues* en tant que candidat. Alors que le programme du candidat Macron contenait peu d'éléments sur l'environnement, le président de la République est parvenu à faire de la France un acteur incontournable sur la question. 

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‘Le One Planet Summit : l’arbre qui cache la montagne’ 

 

S'affichant ainsi comme la figure directive mondial dans la lutte contre le réchauffement climatique, le président français doit arriver à retranscrire son engagement dans l'Hexagone. Pour la France, il s'agirait d’être « cohérents » en ayant, par exemple, une «vraie stratégie sur la sortie des énergies fossiles». Au-delà de belles intentions et de discours connivents autour du climat, la finance verte et la ligne écologique du Président vert prendra-t-elle une forme concrète ? 

Macron :

La France perd la bataille du climat 

"On est en train de perdre la bataille du climat" : c’est sur ce constat alarmant que le président français a invité dans un cadre intimiste un panel de chefs d’états et responsables politiques pour le One Planet Summit, un nouveau sommet de mobilisation sur le climat. 

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