Hollande attaque Mélenchon
Le leader de la France insoumise n’a pas échappé aux foudres de François Hollande. Jeudi sur le plateau de RTL, l’ancien chef d’Etat a tiré à boulet rouge sur Jean Luc Mélenchon, et a ménagé son ancien protégé, devenu chef de l'État.
L’ancien président de la République François Hollande brise enfin le silence. Jeudi sur RTL, il s’est violemment attaqué à Jean Luc Mélenchon. Selon lui, le leader de la France Insoumise "s'est installé dans le rôle de convocation de manifestations qui ont été autant d'échecs que d'objectifs qui avaient été de manière présomptueuse annoncés".
"Il devait y avoir 1,5 million (de manifestants) sur les Champs-Elysées, vous les avez vus vous? (...) Cette stratégie qui a consisté à vouloir s'opposer par la rue a été finalement une bénédiction pour le gouvernement et le président (...). Je pense qu'avec un opposant comme celui-là, les pouvoirs ont de beaux jours devant eux", a raillé l'ex-président. Il s'est notamment dit "très frappé par une déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur l'indépendantisme, qui n'est rien d'autre en définitive qu'une volonté de sortir de la zone euro".
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« Je veux que Macron réussisse »
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Hollande qui a caressé son successeur dans le sens du poil, dit être pour le succès d’Emmanuel Macron. "Je suis pour que notre pays puisse réussir. Donc je suis pour que Emmanuel Macron [...] puisse réussir son mandat", a déclaré François Hollande. Et d'ajouter: "Il doit être respecté dans sa fonction, et respecté quant à sa personne. Mais il est le chef de l'Etat, c'est lui qui agit et je ne vais pas ici vouloir m'imposer, vouloir m'interposer dans les responsabilités qui sont les siennes."
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Ses regrets
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François Hollande, qui a préféré ne pas candidater à sa propre succession, a évoqué deux regrets jeudi. Le premier porte sur sa proposition de déchéance de nationalité des terroristes, formulée après les attentats du 13 novembre 2015. "Ce que je pensais être un facteur d'unité a été un facteur de division, j'ai donc retiré la mesure", a-t-il reconnu. Le second regret porte sur la loi Travail. S'il "revendique" le texte, il juge que "cette loi n'a pas donné lieu à suffisamment de concertation, d'où un certain nombre de manifestations".
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"Le PS a un avenir"
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Massacré par l'année électorale, le Parti Socialiste est aujourd'hui un parti moribond. François Hollande refuse toutefois de l'enterrer. "Le Parti socialiste, s'il veut être une force de gouvernement, a un avenir. Après il verra les choix qu'il peut faire aux élections, mais il a un avenir, parce que la social-démocratie européenne a un avenir", a déclaré l'ancien chef de l'Etat. S’adressant aux prétendants au poste de secrétaire général du parti socialiste, François Hollande les invite à être sur une ligne qui doit être crédible sur le plan économique.
