L'édito
de Charlotte Bénard
LE RENVOI DE TEX
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Voilà c’est fini.
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Après 17 ans d’un humour pétillant aux commandes de la machine à rire qu’est « les Z’amours », l’animateur Tex est mis à la porte abruptement. Il avait osé une blague sur les femmes battues alors que Julien Courbet l’avait mis au défi de faire rire (sic) le public dans son émission. Au grand dam de ces pince-sans-rire du service public qui l’ont sanctionné sans procès.
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Voilà qu’est à nouveau brandi l’épouvantail de la bienséance, qui voudrait qu’on ne rit pas des gens, mais avec eux ! Ces dictateurs de la pensée juste nous privent ici d’un prince de la cocasserie. Véritable chantre du potache, il est le favori de la fleur de la population française : nos petites têtes grises. Après tout, où était le dérapage ? Tex a été fidèle à sa ligne de conduite et ne dit-on pas qu’on a jamais assez des bonnes choses ? Parce qu’il n’est pas femme, il n’aurait pas le droit d’user de poncifs éculés sexistes ? Parce qu’il est un personnage public il ne peut plus être bête et méchant ?
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Le titre de l’émission dans laquelle a été diffusée la blague est un indice : « C’est que de la télé » sur C8. Et bien c’est comme quand on dit « c’est évidemment de l’humour » … si on doit le préciser c’est que c’est mal fait.
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Avec l’humour en fait, tout est dans la nuance.
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