Hier en fin d'après midi, un car scolaire est rentré en collision avec un train, à Millas (Pyrénés-Orientales). Le bilan est lourd : 6 morts, 8 blessés sont en état d'urgence absolue et 10 autres en urgence relatives. L'enquête avance et un nouveau point est avancé : le fonctionnement des barrières.
L'enquête sur la collision a démarré immédiatement après l'accident. Le procureur de la République, Jean-Jacques Fagni s'est exprimé lors d'une conférence de presse. Toutes les victimes ont pu être identifiées : des adolescents âgés entre 13 et 17 ans.
Une trentaine d'enquêteurs sont actuellement mobilisés. Mais une question recueille toute l'attention : les barrières étaient-elles relevées au moment de l'accident ?
D'après plusieurs témoins, les barrières sensées protéger le passage à niveau où s'est produit l'accident pourraient ne pas avoir fonctionner.
Un témoin assure avoir entendu juste avant l'impact le train klaxonner pour avertir de son arrivée.
La grande sœur d'une collégienne qui se trouvait à bord de l'autocar a expliqué à L'Indépendant que la fillette leur a confié que "le bus a été coupé en deux au milieu, et qu'il était passé car les barrières ne sont pas baissées". Quant à la grand-mère d'une victime, elle a expliqué sur France 3 que "la barrière ne s'est pas refermée" et que "les clignotants ne se sont pas allumés" au niveau du passage à niveau. De plus, une photo prise après l'accident nous montre le car coupé en deux ainsi que les barrières relevées et en bon état.
L'hypothèse la plus probable serait donc que le bus était bloqué sur la voie avant l’arrivée du TER. "Il est prématuré d’indiquer si les barrières étaient fermées ou levées » averti toutefois le Procureur.
Le témoignage de la conductrice est très attendu. Il permettra en effet de comprendre le scenario du drame. Mais la chauffeuse, grièvement blessée, est pour l'instant hospitalisée. Selon nos informations, le train roulait à 80 kilomètres à l’heure, soit la vitesse normale d’un train régional.
Des prélèvements seront effectués pour vérifier l'alcoolémie et la toxicologie de la conductrice du car de ramassage scolaire ainsi que du chauffeur du TER.
Le Premier ministre Édouard Philippe s’est rendu sur les lieux. En parallèle, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer se rend aujourd'hui au collège où étudiaient les victimes. Une cellule d’une quarantaine de psychologues y a été ouverte pour soutenir les adolescents très affectés par cette catastrophe.
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